Snudi Force Ouvrière Somme

Compte-rendu de l’audience avec l’IA le 21/10/09 sur les dégradations des conditions de travail

mardi 15 décembre 2009 par le Snudi Fo 80

« Être enseignant, c’est faire des écrits professionnels. » L’INSPECTEUR D’ACADÉMIE DE LA SOMME

Une cinquantaine de collègues ont participé au rassemblement organisé par le Snudi-FO (1) contre la dégradation de nos conditions de travail le mercredi 21 octobre. Le Snudi-FO avait demandé à être reçu par l’Inspecteur d’Académie, plus de 400 signatures ont été recueillies et lui ont été remises à cette occasion (2).

La délégation du Snudi-FO a fait valoir ses revendications à l’Inspecteur d’Académie :

-  allègement des tâches administratives (allègement du projet d’école, des fiches pour les élèves en difficultés, etc.),

-  demande de l’ouverture des postes nécessaires,

-  arrêt de la destruction des RASED, du rétablissement des postes et de leurs missions,

-  ouverture des postes nécessaires à des structures spécialisées nécessaires aux enfants en très grande difficulté et aux élèves handicapés,

-  des obligations de service définies en heures hebdomadaires d’enseignement.

A toutes ces demandes, l’Inspecteur d’Académie a répondu n’avoir qu’une marge de manœuvre locale. L’audience a donc porté sur la question de l’allègement des tâches administratives. La délégation a alerté l’Inspecteur d’Académie sur l’exaspération et la grande fatigue de l’ensemble des collègues en cette rentrée.

Les enseignants ont de plus en plus d’écrits à assurer et ces tâches artificielles se font au détriment de la sérénité nécessaire à la réflexion, à la préparation et à la conduite de la classe.

L’Inspecteur d’Académie a rappelé avec insistance que « ces outils sont une aide pour les enseignants ». Il a justifié de la lourdeur du projet d’école en reconnaissant être « ambitieux dans les propositions de travail ». Il a aussi indiqué qu’il mènerait prochainement un séminaire avec les équipes de circonscription sur « l’accompagnement des équipes pédagogiques ». La délégation a répondu que les jeunes collègues « bénéficient » déjà de l’aide des équipes de circonscriptions et on leur demande, à ce titre, de rédiger des fiches de préparation pour chaque séquence, ce qui les occupe jusque très tard le soir. La délégation a affirmé que ce qui soulagerait vraiment les équipes pédagogiques, c’est qu’on les laisse travailler sereinement, que cessent les ordres (et les contre-ordres) de dernière minute, que soient allégés les documents administratifs. L’Inspecteur d’Académie a répété à plusieurs reprises qu’il faisait confiance aux enseignants et qu’il restait persuadé que les collègues faisaient de leur mieux. La délégation a répondu qu’au contraire, les enseignants ont le sentiment que l’on ne leur fait plus confiance, que les difficiles conditions d’exercice deviennent encore plus insupportables avec l’accumulation de tous ces écrits obligatoires.

L’Inspecteur d’Académie a voulu relativiser cette surcharge en argumentant que la rédaction du projet d’école n’a lieu que tous les trois ans.

A la demande de la délégation d’alléger le projet d’école à quatre pages (les axes prioritaires), l’Inspecteur d’Académie a refusé au motif que les projets d’école étaient en passe d’être achevés. Il a écrit aux IEN pour les inviter à aider les équipes qui en feraient la demande et consentir à des adaptations. Il a toutefois consenti à ce qu’ils soient « édulcorés ». Sur la question des documents pour les élèves en difficultés, il a refusé de renoncer aux différentes fiches arguant qu’« être enseignant, c’est faire des écrits professionnels », ce à quoi la délégation a exprimé son plus vif désaccord. En ce qui concerne la signature par l’enseignant et la famille des fiches pour les élèves en difficulté (ce qui place de fait l’enseignant dans une position de contractualisation contraire à notre statut de fonctionnaire d’état), l’Inspecteur d’Académie a indiqué que le directeur pouvait se substituer à l’enseignant (ces derniers apprécieront). Sur la question des postes, l’Inspecteur d’Académie a dit qu’il ne reviendrait pas sur la carte scolaire. Sur celle des RASED, il n’y a pas de destruction selon l’Inspecteur d’Académie. Sur la question des horaires d’enseignement hebdomadaires, il a répondu que c’est une question d’ordre national à laquelle il ne peut rien.

En conclusion, la délégation a rappelé que beaucoup de contraintes n’existaient pas il y a deux ans : de très nombreux écrits nous sont demandés suite à la disparition du samedi matin et de la mise en place de l’aide personnalisée, des 108 heures, de l’accompagnement éducatif (pour les RAR), des stages de remise à niveau… Toutes ces contraintes découlent des contre-réformes que subissent les collègues. L’Inspecteur d’Académie s’est dit surpris de nos positions. Le Snudi-FO a rappelé qu’il est le seul syndicat à avoir refusé de signer les différents protocoles avec le Ministère, protocoles qui sont à l’origine des contre-réformes qui ont abouti à la dégradation de nos conditions de travail.

Par ailleurs, l’Inspecteur d’Académie a confirmé que 9 des PE2 transférés l’an dernier dans le département de l’Oise contre leur volonté allaient pouvoir réintégrer le département de la Somme. Une affectation leur sera attribuée au 1Er novembre. (C’est le résultat de toutes les démarches effectuées l’an dernier et cette année par le SNUDI-FO de la Somme et de l’Oise contre leur transfert et pour leur retour alors que tout espoir semblait perdu).

(1) Notre syndicat avait proposé une intersyndicale au Se-Unsa et au Snuipp-FSU. Le Se-Unsa a refusé de nous rencontrer et le Snuipp n’a pas répondu en dépit de nos demandes répétées.

(2) L’audience s’est déroulée en 2 temps compte tenu de l’agenda de l’IA : le 21 après-midi et le 22 à midi.


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