Snudi Force Ouvrière Somme

Grève et manifestation du 12 février

(Communiqué du SNUDI-FO Somme du 13 février)
jeudi 14 février 2013 par le Snudi Fo 80

Les services de l’Inspection Académique ont communiqué le chiffre de 36,85 % de grévistes dans les écoles du département de la Somme le 12 février. Plusieurs dizaines d’écoles étaient en effet complètement fermées et parfois même dans des secteurs entiers.La plupart des écoles a été impactée par la grève. Près de 500 enseignants ont manifesté à Amiens. (350 selon les représentants de la police présents à la manifestation).

Le succès de cette grève montre le rejet des enseignants par rapport au projet de loi de refondation de l’école, leur détermination pour le retrait du décret sur les rythmes scolaires et l’urgence pour l’amélioration des conditions de travail et des rémunérations.

Dans la manifestation entre l’Hôtel de Ville d’Amiens au Rectorat, près des deux tiers des manifestants ont défilé derrière les banderoles FO et ont repris massivement les « solgans » du syndicat.

Dans la délégation à la Préfecture (FO, SNUipp, SE), le représentant du SNUDI-FO a exprimé les revendications de l’intersyndicale nationale (FO, CGT, SUD, FAEN, CNT) et démontré que même si la loi d’orientation du ministre n’était pas encore votée, certaines dispositions étaient déjà mises en œuvre qui en montraient tout le danger : malgré les 15 postes donnés au département, il y a plus de fermetures de classes que d’ouvertures alors que dans plusieurs écoles les moyennes dépassent 30 élèves par classe, en maternelle en particulier, et 28 en primaire. De même, la plupart des postes ouverts seront donnés au profil remettant en cause les affectations au barème et la qualification acquise par les personnels au moment de leur titularisation.

Les conséquences du décret sur les rythmes scolaires ont été développées : l’instauration d’un transfert de l’organisation de l’Ecole Publique de l’Etat vers les collectivités territoriales, l’éclatement des horaires de l’école, commune par commune, école par école, la dégradation des conditions de travail des enseignants et des conditions d’apprentissage des élèves, la mise sous tutelle des enseignants par les collectivités territoriales dans le cadre du projet éducatif territorial et des activités pédagogiques complémentaires.

Il a précisé que la durée de classe de 6 heures par jour n’avait jamais posé de problème jusqu’à aujourd’hui. Il a ajouté que c’étaient les réformes qui rendaient la longueur de la journée insupportable aux enseignants comme aux élèves (classes avec des effectifs trop chargés et de plus en plus hétérogènes, suppression de toutes les structures spécialisées depuis les classes de perfectionnement dans les années 1990 jusqu’aux postes de RASED après 2008, accueil de plus en plus systématique des enfants handicapés dans les classes ordinaires au mépris de l’aide spécialisée dont ils ont besoin, en application de la loi de février 2005, PPRE…)

Il a précisé que la semaine de classe organisée sur 5 jours consécutifs ne règlerait aucunement la question de la fatigue des élèves au contraire et qu’elle engendrera des frais supplémentaires pour les enseignants (transports, garde d’enfants …) qui feront leur subir une nouvelle perte de pouvoir d’achat après le blocage du point d’indice depuis 2010 et encore confirmé pour 2013, après l’instauration du jour de carence et l’augmentation de la contribution retraite.

Il a conclu en déclarant que les projets du ministre constituaient un plan de destruction de l’Ecole de la République, que l’école devait continuer à être organisée par l’Etat pour garantir un égal accès de tous les élèves devant l’instruction sur tout le territoire mais également un plan de destruction des garanties statutaires des enseignants fonctionnaires d’Etat.

La représentante du SNUipp-FSU a demandé le report à 2014 du décret sur les rythmes scolaires. Celui du SE-UNSA a précisé que là où les conditions étaient réunies, cela devait se mettre en place dès la rentrée 2013, mais qu’il fallait laisser du temps là où les communes n’avaient pas les moyens ou les personnels qualifiés pour l’organisation à 5 jours consécutifs avec un accueil périscolaire de qualité.

Le représentant du SNETAA-FO a condamné le projet de régionalisation des Lycées Professionnels et de l’orientation scolaire.

A Paris, plus de 10 000 personnes ont une nouvelle fois manifesté contre les projets Peillon et 70 % des enseignants des écoles de la capitale étaient grévistes. A Lyon, plus de 3000 manifestants, 800 à Avignon… Partout en France, la grève a été massive.

Après le succès du 12 février, le ministre doit retirer son projet de loi et son décret sur les rythmes scolaires, il doit annuler les fermetures et rétablir les classes et les postes nécessaires. Il doit maintenir le statut de fonctionnaire d’Etat des enseignants et augmenter les rémunérations.

L’intersyndicale nationale de l’enseignement doit se réunir ce lundi 18 février.


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